Biodiversité et emballage : comment évaluer l’impact réel sur les sols et les écosystèmes ?
On réduit souvent l’impact des emballages à leur capacité à « se biodégrader ». En réalité, la question va bien au-delà : un emballage dit biodégradable peut tout à fait altérer la qualité du compost, modifier la biodiversité microbienne du sol ou introduire des contaminants (métaux lourds, additifs) qui nuisent aux plantes et aux organismes du sol. Évaluer l’impact réel nécessite donc des protocoles écotoxicologiques et agronomiques stricts — pas seulement un test de disparition matérielle.
Les impacts concrets de la biodégradation sur les sols
Un emballage qui se « décompose » mais laisse des résidus (métaux lourds, fluor, additifs non biodégradables) peut altérer la fertilité et la santé microbienne du sol. Les normes domestiques exigent donc des analyses agronomiques (germination, biomasse) pour s’assurer que le compost ne réduit pas la croissance des plantes. Les tests agronomiques s’appuient souvent sur le protocole OECD 208 (essai de croissance des plantes).
Tests réglementaires pour s’assurer de la qualité du compost
Caractérisation chimique
Mesure des métaux lourds (Pb, Cd, Hg, Cr, Ni, Zn, Cu, etc.) : comparation aux seuils des normes (EN 13432 / NF T51-800).
Pourquoi ? Les limites de métaux lourds protègent la chaîne trophique et la santé des sols.
Tests d’écotoxicité sur plantes
OECD 208 / tests de germination et de croissance : comparaison germination/biomasse du compost test vs compost témoin (critère ≥ 90 %).
Pourquoi ? Il est important de s’assurer de la qualité du compost obtenu afin de ne pas affecter la croissance des plantes par la suite.
En ce qui concerne Reviviscens
Reviviscens n’aborde pas la compostabilité comme une simple promesse marketing : notre protocole intègre dès la formulation l’enjeu agronomique. Concrètement :
- sélection stricte des matières premières (coproduits végétaux non alimentaires) pour minimiser le risque d’apport de contaminants ;
- plan de tests intégrant à la fois les exigences de NF T51-800 sur les métaux lourds et des essais écotoxicologiques sur la germination des plantes. Ces étapes permettent de garantir que le compost issu de nos emballages est sûr, fertile et non toxique pour les sols et les écosystèmes.
Ce qu’il faut retenir
La compostabilité n’est pas synonyme d’innocuité : il faut prouver que le compost final est sain pour les plantes et les écosystèmes.
Les normes domestiques (NF T51-800 / EN 17427 / OK Compost HOME) imposent des tests agronomiques et chimiques stricts en plus de la désintégration et de la biodégradation.
Pour Reviviscens, intégrer ces tests dès la phase de formulation garantit que notre matière est à la fois performante et réellement vertueuse pour les sols et les écosystèmes.
Pour aller plus loin
Norme EN 13432. Exigences pour les emballages valorisables par compostage et biodégradation. AFNOR, Novembre 2000.
Norme NF T51-800. Spécifications pour les plastiques aptes au compostage domestique. AFNOR, Novembre 2015.
DIN CERTCO. Certification Scheme – Products made of compostable materials for home composting [en ligne]. Janvier 2023.
Norme NF EN 17427. Emballage – Exigences et programme d’essai pour les sacs de transport aptes au traitement dans des installations de compostage domestique bien gérées. AFNOR, Juin 2022.
A. Kapanen et al. (revue méthodologique). Ecotoxicology and Environmental Safety. Volume 49, Issue 1, Pages 1-16. Ecotoxicity Tests for Compost Applications. Mai 2001.